Prologue++++ And breathe...just breathe

 Prologue++++ And breathe...just breathe
Le bonheur m'a, il me possède, j'en suis certaine. J'ai une folle impression quand j'y pense, mais je suis certaine que le bonheur n'a jamais rendu quelqu'un plus heureuse que moi en ce moment. Je suis là, assise sur le perron de ma petite maison, la tête sur son épaule. On regarde le ciel, respirant le même air, pensant à la même chose. Je tourne ma tête pour le regarder, il la tourne au même moment et me sourit. Son sourire. Le plus beau à mes yeux. Je lui rend sans hésiter, des milliers d'étoiles perlant mes yeux. Il n'y a aucun doute, je l'aime à la folie.

- Les étoiles sont belles ce soir non ? dis-je soudain avec la hâte pressante d'entendre à nouveau sa voix, cette voix dont je ne me lasserais jamais.
- Oui répondit-il, mais elles ne sont rien comparées à celles que je vois déferler dans tes yeux chaque fois que tu me jettes un regard.

Il n'a jamais été des plus romantique comme garçon, alors une phrase pareil, venant de lui ne peut qu'être la réincarnation de la sincérité. C'est ce que j'aime. Je le vois rougir, et d'un coup commencé à jouer avec ses mains, guettant nerveusement ma réaction. Moi, je souris encore, et l'embrasse. Cette soirée est décidément parfaite.

Annissa.


Il y a des jours ou j'aimerais simplement ne pas avoir la capacité de penser. Cesser de voir les images, les souvenirs, les problèmes, les espoirs surgirent dans ma petite tête. Pour l'instant ça me semble trop impossible. Je revois son sourire lors des moments ou je lui ai adressé la parole. Ces moments là ou je me suis mise à posseder de l'espoir, à imaginer mon future dans ses bras à lui. Il est tellement parfait à mes yeux, il est celui que je recherche, celui qu'il me faut.

Je m'étend sur le sol, comme j'ai coutume de le faire pour mieux réfléchir. Je frissonne légèrement lorsque mes épaules dénudés entre en contact avec le bois vernis du plancher de ma chambre. Une musique très forte retentit dans la pièce, faisant un peu gricher mes hauts-parleur de basse qualité. Les notes entrent par mes oreilles et je ferme les yeux, respirant à plein poumon. J'entend d'ici mon père qui rugit son habituel « Elle va se déchirer les tympans à force d'écouter sa musique aussi forte ! » . Soudain, la musique change, c'est une chanson qui parle d'amour. Les paroles me rappelèrent instanténément mon amour inconditionel et à sens unique pour un gars que je passerai décidément ma vie à attendre.

Kayla.


L'amour habite leur deux coeurs d'une manière différente. Elle n'ont pratiquement rien en commun, sinon cet amour. L'une est douce, l'autre franche. L'une est réfléchie, l'autre impulsive. Leur deux chemins ont emprunté des routes bien différentes, se sont quelques fois croisé, mais ils pourraient bien un jour se percuter.


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Un début peu explicite, mais il ne faut tout de même pas tout vous dévoiler dès le prologue si on veut que vous reveniez nous lire pour les suites :) . Mais, sincèrement ce prologue, vous le trouvez comment ? Vous aimez ? Nous apprécirions vraiment avoir vos opions ainsi que vos critiques sur notre fiction :D . Et surtout, nous vous remercions d'être passés. Au plaisir de vous revoir ici bientôt,

Patricia et Myriam.

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 18:12

Modifié le samedi 26 juillet 2008 23:13

Premier chapitre++++ Wir ham uns totgeliebt.

 Premier chapitre++++ Wir ham uns totgeliebt.
Annissa était toujours dans les bras de l'homme qu'elle aimait à la folie. Le même homme qui la fait rêver, sourir et vivre chaques jours depuis leur toute première rencontre. Leur doigts étaient entrelacés, leur corps soudés l'un à l'autre. La chaleur que dégageait l'amoureux d'Annissa la réchauffait, la rendait heureuse. Elle ne sentait pas l'air frais contre sa peau. Elle se croyait sur un nuage, encore plus haut que la hauteur où volent les oiseaux. Elle pouvait les voir voler en dessous, essayer de la rejoindre, mais en vain. Ils n'y parvenaient pas car elle était prisonnière de l'étreinte d'un ange, au millieu du paradis. « Est-il vraiment humain ? » se demanda Annissa, tournant lentement la tête vers son magnifique visage. Elle n'avait aucune réponse à cette mystérieuse question. Son nez fin était maintenant posé dans le coup de Georg, son ange gardien, son amour. Elle huma tranquilement son odeur puis bécotta le cou de ce dernier, lui procurant quelques petits frissons. Il ferma les yeux, et serra ainsi son étreinte.

- Je t'aime mon ange, chuchotta-t-il d'une voix mieleuse, tout doucement.

Annissa, lui donnant aucune réponse, mit son visage vis-à-vis le sien. Elle le regarda dans les yeux quelques secondes - quelques secondes qui parrurent une éternité pour le pauvre Georg, qui était impatient de savourer ses lèvres à nouveau. Elle aurait pleuré de joie tellement ce baiser lui proccurait de bien. Sans nul doute, ce couple ne pouvait espérer mieux.

Une porte claqua et le bois craqua, signalant la présence d'une personne derrière eux.

- Annissa !
- Oui, maman ? dit la jeune fille en se retournant.
- Je crois que tu devrais dire au revoir à Georg, il commence à se faire tard, dit la Mère d'Annissa, adoptant un oeil insistant sur sa fille.
- D'accord, fit la concernée en roulant un peu des yeux.

Elle embrassa Georg sur la joue, lui murmurant au passage un « À demain mon amour » et partit en direction de la porte un sourire béat sur le visage. Georg, une fois sa petite amie partie, se leva et fut instanténément gêné d'être seule en présence de la mère d'Annissa.

- Bonne soirée madame , salua-t-il poliment en souriant timidement.

Elle lui sourit légèrement en guise de réponse. Il mit ses mains dans ses poches et s'en alla sous la surveillance d'une mère protectrice qui attendait visiblement d'être sure qu'il prenait le chemin du retour pour rentrer. Georg devait se l'avouer, sa belle-mère ne le portait pas dans son coeur. Elle se bornait à le détester, mais elle devait avoir ses raisons. Elle était sans doute morte d'inquiétude à l'idée que sa fille unique aie une relation stable avec lui. Probablement avait-elle peur qu'un rupture brutale explose entre eux.

Il marchait tranquilement dans la rue étroite où était située son logis. Des maisons antiques, toutes construites de briques, y étaient situées. C'était un coin tranquile, fort sympathique. Les arbres qui s'y trouvaient formaient un arche au dessus de la tête du jeune homme, laissant tomber les feuilles colorées à ses pieds. Puis, fut-il à peine arrivé devant l'entrée de son appartement qu'une voix retontit dans l'infinie silence de cette petite rue peu passante.

- Georg, chéri ! lança la voix amicale de sa mère. Aide moi à entrer les courses, tu veux ?

Celui-ci voulu se rendre utile, alors il aida sa mère comme elle lui avait demandé.


* * *


Encore seule dans sa petite chambre - juste assez grande pour contenir une commode, un lit et un bureau - Kayla était toujours en plein dans sa musique - trop forte, soit dit en passant. Elle était assise face à son ordinateur, la tête posée sur sa jointure fermée. Son autre était occupée avec la souris, faisant fermer, agrandir et restaurer les pages internet qui lui servaient de ''passe-temps''. C'était plutôt une sorte de ''remède-amnésique'', pour lui faire oublier, pour quelques instants du moins, qu'elle était seule, amoureuse et perdue...et tout ça contre son gré. Elle surfait sur le net, sans pour autant s'attarder à tout se qu'elle voyait, quand une petite fenêtre dans le coin droit, celui du bas, s'ouvrit pour lui indiqué qu'elle avait reçue un nouveau mail. Elle n'avait même pas besoin de lire de qui il s'agissait, elle était déjà au courant. Son pseudo était Hope77, c'était sa confidante, sa deuxième concience. Elles ne connaissent ni leur nom, ni leur localisation, mais elles se parle de tout et de rien depuis plus de six mois, maintenant.

Kayla cliqua sur cette petite fenêtre pour aller directement dans sa boite de réception. Puis, elle commença à lire ce message.

« Dimanche 09 octobre, message envoyé par ''Hope77''.

Bonjour, ma chère ! Tu sais quoi ? =) Je suis probablement la fille la plus choyée de cette planette. Mon copin vient de partir - sous l'ordre de ma très douce et charmante mère -_-''. J'ai passé un moment magique, fantastique ! Je te jure, j'suis encore toute émue ! J'ai passé un très beau dimanche ! En plus, il faisait beau, sans presque aucun nuages à l'horizon. Des journées comme je les aime quoi ! :) Domage que demain il y ait cours...je serais bien restée chez moi à dessiner sur mon balcon, en bikini ( question de bronzer un peu, je suis blême comme une vraie vampire ! ) avec de la musique. Un petite journée relaxe, quoi ! J'espère que tout va bien de ton côté.. Je l'espère sincèrement. Chère confidante, je te souhaite du plus profond de mon coeur d'être heureuse comme je le suis. Tu le mérites. Donne moi des nouvelles bientôt !

Bisoux, Hope77. »

Kayla sentit un sourire en coin percé son visage en lisant ce message respirant de joie. Cette fille, bien qu'inconnue, l'aidait toujours un peu plus. Elle aimait lui parler parce qu'elle semblait toujours trouver les bons mots. Kayla s'empressa de lui répondre. Un instant, elle leva les yeux de son écran, réfléchissant à ses mots puis commença à écrire.

« Salut !
Tu n'as pas idée au combien ton e-mail m'a fais plaisir ! Il me semble que ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas parler. Peut-importe, je sens que tu es heureuse et ça me remplit de joie. HAHAA Je ne suis donc pas la seule dont les parents sont doux et charmands. xD Moi, au contraire de toi, je n'aie pas vraiment de raison de ne pas vouloir aller en cours demain. Ma fin de semaine était trop monotone et ennuyante. Je ne suis pas sortie, j'ai préféré me morfondre seule avec ma musique. J'ai écris quelques partitions, mais rien de bien brillant. Je ne garantirai pas que je suis au top de ma forme, je me sens un peu... comment dire ? Tu sais quand tu as cet impression d'être seule, qu'un rien t'enrage, ou t'attriste ? C'est un peu de cette manière que je me sens. Je m'en veux un peu car mon attitude de ces jours-ci s'est un peu répercuter sur mon entourage et personne n'a rien fait pour. Mais bon, ça me passera, je crois. =) Je t'envie très chère, je t'envie beaucoup d'avoir réussi à trouver quelqu'un qui te complète autant. J'aimerais tant... seigneure, j'ai vraiment l'impression de me plaindre sur mon sort. Pitoyable. Bref, passe une belle semaine ! ;-)

Bisoux, Lonelyxsoul. »

Votre message a bien été envoyé.

Un sentiment de soulagement intérieur envahit Kayla. Ce que se confier pouvait faire du bien! Elle éteignit sa musique et se dirigea vers son synthétiseur. Elle passa ses doigts fin sur chacune les touches noirs et blanches puis écouteur sur les oreilles commença à jouer un mélodie qu'elle avait elle-même écrite.


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Voilà ce qui se résume à être notre premier chapitre ^^. Nous avons eu beaucoup de plaisir à l'écrire, et nous espérons sincèrement que vous avez autant de plaisir à le lire ! Nous attendons vos impressions avec impatiences. Encore une fois, soyez sincères ! Nous voulons vraiment nous améliorer, alors nous avons besoin de votre aide :] Merci beaucoup.
Bisoux,

Myriam et Patricia.

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 01:39

Modifié le samedi 26 juillet 2008 22:04

Deuxième chapitre++++ With every breath you're going deeper

  Deuxième chapitre++++ With every breath you're going deeper
Ayant veillé très tard, assise face à son piano, le réveil de Kayla fût brutal. Ses yeux, lourds de sommeil, refusèrent de s'ouvrir quand à sept heure son réveil sonna. Elle sauta donc vite sous la douche, histoire d'en sortir plus fringante. Elle s'habilla avec ce qu'elle trouva de mieux dans sa penderie et se maquilla habilement. Elle coiffa ses cheveux en nattes, les défits et refits plusieurs fois avant d'abandonner et de les laisser tomber jusqu'à ses épaules.

À la cuisine, sa mère préparait le déjeuner et son père était sûrement déjà partit travailler. Pendant le déjeûner, Kayla parla peu, écoutant les remarques agaçantes de sa mère.

- Sérieusement Kayla, tu pourrais te forcer pour être un peu plus ... vivante à la maison !

«Bla, bla, bla... » étaient les mots que se répétait sans cesse Kayla, tout en mangeant ses céréales. Puis, d'un coup, le téléphone se mit à sonner. « Sauvée !! » Elle répondit, sachant très bien que ce ne pouvait être que Maryline qui lui téléphonait.

- Bonjour Kay ! Lança cette dernière.
- Salut Mary.
- Dis-moi, ça te dit que je passe te prendre ? Je n'imagine pas combien il doit être pénible de devoir prendre le bus alors que toutes ces amies ont passé leur permis, elles, se moqua Maryline.
- Je l'aurais eu... c'est l'examinateur qui était crétin, se frustra Kayla.
- Ha ! ha ! ... bon alors ?
- Avec plaisir, je t'attend, sois pas en retard ou je te trucide.
- Je suis en route ! dit Maryline en riant.

Quelques minutes plus tard, Kayla embarquait dans la voiture de son amie, pour rejoindre, avec dépit, leur lycée. Maryline était une amie parfaite pour le caractère de Kayla. Les deux avaient le même genre de style et se complétaient plutôt bien. Malgré cela, Kayla ne la considérait que comme une bonne amie.

Environ à mi-chemin, la radio émettait une chanson que Kayla et Maryline aimaient particulièrement, soit Miles Away de Madonna. Elles n'avaient aucune raison valable de l'aimer à ce point. Aucun fait vécu, aucune parole touchante...Mais c'était leur chanson fétiche.

- Un point positif en ce début de journée merdique ! rigola l'amie de Kayla, entre deux paroles de chanson.

Une fois la chanson terminée, la voiture se stoppa net, étant garrée dans le stationnement du lycée. « J'espère avoir un moment de répis avant de l'appercevoir ... » pensa Kayla, en baissant la tête. Remarquant l'état étrange de son amie, Maryline lui demanda :

- Kay, est-ce que tout va bien ?
- Oui ! J'étais seulement ailleurs..., répondis la concernée, souriant faiblement. Bon, allons-y, ce serait triste de foutre une dépression à Monsieur Jenner à cause de nos retards un peu trop fréquents à son goût...
- Ouais, dit-elle en riant, allons-y !

Sur ces mots, les deux amies prirent leur sac et sortirent de la voiture à la hâte. À l'intérieur de l'établissement, elles allèrent chacune à leur casier respectif. Kayla marchait la tête baissée, par peur de croiser son regard. Le seul regard au monde capable de la rendre impuissante, moins que rien.


* * *


Depuis le temps qu'ils sont ensembles, Annissa se dépêchait toujours d'aller rejoindre son Georg le matin avant le début des cours. Il était le point positif de ses journées. Dès qu'elle le voyait, la journée avait déjà bien commencée. Elle avait tellement de la chance d'être avec lui. Elle n'était pourtant pas la plus jolie, ni la plus populaire, ni la plus extavagante. Elle n'était pas de ses filles qui se préoccupaient totalement de leur apparence. Elle ne faisait que la soigner, mais elle savait une chose, c'est qu'elle était la plus heureuse.

Annissa arriva donc comme à la normale, dans son petit lycée, son habituel sourire aux lèvres. Elle rejoingnit d'abord deux de ses amies, avant de partir en cours.

- Bonjour Anni, lança Laura.
- Salut Lau, tu vas bien ?
- Oui, mais surement pas autant que toi, t'es radieuse !
- On se demande bien pourquoi, ironisa Lidyane dans un sourire.
- Ah tiens, le pourquoi arrive justement, annonça Laura.

À ces mots, Annissa vit son petit ami converger en sa direction et elle accéléra le pas pour le rejoindre au plus vite.

- Bonjour toi, dit-il le premier.

Pour toute réponse en guise de salutation, elle l'embrassa d'un léger baiser sur les lèvres qu'il perpétua en l'enlaçant et la collant le plus possible contre lui.

- Voilà ce que j'appelle commencer une journée du bon pied, murmura Georg, s'éloignant juste assez pour pouvoir sussuré ses mots.
- Moi aussi.
- Tu commences en quoi ?
- Art.
- Argh, chanceuse ! Moi je commence en biologie.
- Ah oui, je sais à quel point tu adores cette matière! ria Annissa.

La cloche sonna, mettant fin à leur moment.

- Ah non, se plaignit Georg, pas tout de suite.
- Ha ! Ha ! Ha ! ... bonne chance mon ange, dit Annissa moqueusement en s'éloignant peu à peu, làchant le plus lentement possible sa main, un sourire aux lèvres.


* * *


« Tic, tac, tic, tac » Kayla parvient presque à les entendres, ses cliquetis de l'horloge qu'elle fixe à toutes les minutes depuis bientôt une heure. Impossible de se concentrer sur les propos de Monsieur Jenner. Elle gribouillait de temps à autres ses pensées dans son cahier, au lieu de prendre les notes de cours supposées. Quelques paroles de chansons par-ci par là. Pas qu'elle se considèrait comme super douée comme parolière, mais elle préférait que ses chansons soient accompagnées de paroles. Qui sait ? Un jour peut-être quelqu'un les jouerait.

Enfin, la sonnerie libératrice retentit. Tous les étudiants se rûrent presque comme des sauvages emprisonnées vers la porte de sortie.

- Dis donc Kay, je te sens vraiment ailleurs, dit soudain Maryline, alors que les deux filles partirent ranger leur affaires.
- Ouais ben, comment veux-tu ne pas être ailleurs, alors que l'autre idiot nous fais crever d'ennuie avec son charabiat sur la politique de 1960 ?
- Je te l'accorde, pouffa son amie.

Elles se dirigèrent toutes deux vers leur bande. Horreur pour Kayla, l'objet de ses princpales pensée, bavardaient tranquillement avec eux. Georg, étant plutôt sociable et connaissant la plus part du monde, c'était normal. Kayla se força au calme, malgré l'immense papillotement qu'elle ressentait aux niveau du coeur.

- Salut vous deux , lança ce dernier en les voyant arriver.

« Dis quelques choses, dis quelques choses ! » pensa Kayla, complétement pétrifiée à l'intérieur.

- Salut.

« Brillant, tout à fait brillant » songa Kayla, désepéré face à son mutisme en sa présence.

- T'attend pas ... comment elle s'appelle déjà... ta petite amie ? demanda Maryline.
- Oui, tu me fais penser, je vais aller rejoindre Annissa.

« Idiote, idiote, pourquoi tu lui as fait pensé de la rejoindre ? Pauvre conne » pesta intérieurement Kayla. Elle aurait voulu qu'il reste un peu plus, qu'un miracle se produise et qu'elle lui parle un peu. Kayla était franche, directe...mais avec Georg, elle restait baba à chaques fois. Elle s'en voulait d'être aussi idiote à son égard. Si elle n'avait pas été si froide avec lui depuis le début de leur «relation», peut-être se serait-il intéressé un tant soit peu à elle, plutôt qu'à sa petite-amie actuelle. Ils semblaient amoureux fous. Mais, Kayla était persuadée qu'«Annissa» ne l'amait pas aussi fort qu'elle le faisait.

C'est dans ses pensées que Kayla finit sa pause, pour ensuite aller dans un nouveau cours aussi long, aussi ennuyeux et aussi innutile ( puisqu'elle n'écoutait pas un seul traitre mot des explications données par les enseignants ) que les autres.


* * *


Les cours enfin terminés, Annissa était prête à retourner chez elle, dispensée de devoir pour la soirée. Heureusement, puisqu'elle avait prévue d'inviter Georg pour le dîner. Sa mère s'était absentée, pour aller passer la nuit chez son nouvel amoureux. Ses parents étaient divorcés depuis un long moment, et ils avaient chacun de nouvelles fréquentations. Mais Annissa s'en fichait éperdument. Ils étaient heureux ainsi, c'était le principal.

Vers 19h30, Georg arriva chez Annissa avec cet immense et infini sourir aux lèvres lorsqu'il l'apperçoit. Elle lui ouvrit la porte pour ensuite effleurer les lèvres de ce dernier avec tendresse. Elle n'avait même plus besoin de l'inviter à entrer et à se mettre à l'aise, c'était devenu automatique au file des mois - de ces 4 derniers mois, plus précisément. Il posa sa veste sur les crochets de l'entrée puis huma l'odeur du repas que conquoquetait sa copine.

- Hmmm ! lança jovialement Georg, prenant sa petite-amie par les hanches, mettant ses mains à l'intérieure des poches de son tablier. Qu'es-tu donc entrain de nous préparrer ?
- Des maccaronis au fromage, ma spécialité ! ria Annissa, fière de sa cuisine. Goûte, et dis-moi si les pâtes sont prêtes !

Sur ces mots, elle prit la cuillère de bois qu'elle utilisait pour brasser les maccaronnis de temps à autre, et sortit quelque nouilles de l'eau bouillante. Elle enfonça celle-ci dans la bouche de son copain, puis commença à rire aux éclats quand elle le vit, la bouche grande ouverte, entrain de râler à cause qu'il venait de s'ébouillanter la langue.

- Tu aurais pû me prévenir, au moins ! rouspetta ce dernier après avoir avallé sa bouchée. Je suis certain me ma langue est brûlée au cinquième degré ! Tu vas devoir appeler l'ambulance, et payer les frais ma chère !
- Georg, si ta langue serait brulée, tu ne pourrais pas rouspetter comme ça ! riposta gaiement la jeune fille. Et puis, tu me fais vraiment penser mon vieil oncle Stan dans les réveillons de Noël. Il est tellement bougon, le pauvre !
- Je ressemble vraiment à un homme de 84 ans, dit ? s'inquieta le garçon, en fesant la moue.
- Mais non, idiot ! se découragea l'adolescente. Tu sais bien se que je veux dire !

Le concerné fesait toujours la moue en regardant sa copine droit dans les yeux. Puis, il prit la parole.

- Je suis pas idiot ! Je suis lent, mais pas idiot !
- Non, tu es réellement idiot, continua Annissa. Mais moi, j'aime les idiots.


* * *


Quel journée de merde ! C'est de très mauvaise humeur que Kayla rentra chez elle ce soir-là. Elle ouvrit la porte d'un geste brusque et lança sèchement son sac sur le sol.

- Bonjour ma puce, cria sa mère de la cuisine.

Elle ne répondit pas et fila tout droit vers sa chambre.

- Tu pourrais répondre ! hurla son père, furieux envers son adolescente impolie.

En chemin, Kayla croisa son petit frère. Cet être invivable, ce petit monstre qui semblait avoir pour passe-temps favoris de l'agacer profondément.

- Salut soeurette, dit-il d'une voix aiguë.
- Sérieusement, ce soir, épargne-moi ta bonne humeur ! dit-elle avant d'entrer dans sa chambre, hors d'elle.

C'était là son principale défault. Rejeter toutes ses émotions intérieures sur les autres. Elle s'assit sur son lit, sentant ses yeux lui brûler tellement les larmes voulaient couler. Seulement, elle ne leur laisserait pas ce droit. Elle avait bien trop de fierté. Se calmer, voilà se dont elle avait besoin. Kayla entreprit de jouer un peu de cet instrument qu'elle aimait tant. Les notes s'enchainèrent et elle se laissa divaguer dans cet univers qu'était la musique. Au bout de quelques minutes, les larmes finirent par gagner et en les sentant descendre le long de ses joues, la jeune fille fût prise de rage et frappa d'un coup fort sur son piano.

Elle réalisa son immense besoin de se confier. Mais à qui ? Elle n'avait personne à qui faire confiance. Sauf peut-être... oui. Voilà, écrire ses sentiments lui éclairciraient l'esprit. Du moins, pour quelques temps.

« Salut ma chère correspondante !
Tu ne m'as pas encore répondue, ce n'est pas grave, tu dois être bien occupé et je m'en veux un peu de te parler de ma vie alors que tu es si heureuse... mais comprends-moi, je désire partager ce que je ressens et tu es la seule qui m'a toujours comprise. Tu es la seule en qui j'ai confiance. C'est drôle, parce que je ne te connais pas ... quoi que si, je te connais. Je ne connais juste pas ton nom. J'ai passé une horrible journée et je ne me suis jamais sentie aussi stupide Je te l'ai déjà dit que je ressentais un amour fou, pour un type à qui j'ai à peine parlé ? Je crois bien que oui. Il fait tellement partie de moi, et ça il ne le sait même pas. Chaques fois que j'essaye de lui parler mes mots me manquent et je fige. Je ne sais pas si tu as déjà vécu ça ? Sûrement pas vue que toi tu as trouvé ton homme :) J'ai tellement le goût d'un jour te rencontrer, de savoir à quoi tu ressembles, peut-être même voir ton amour, pour constater de mes yeux l'amour qui vous unis. Je perds mes mots, je m'éloigne de mon sujet, mais le simple fait de t'avoir écrit ce court mail me fais un bien fou.

Je t'embrasse,

Lonelyxsoul ( pseudo qui à l'évidence me convient parfaitement. -__- ) »


* * *


Annissa et Georg n'avaient encore jamais franchis le grand pas tous les deux. Annissa était plutôt insécure de ce côté. Elle aimait éperdument Georg, mais elle préférait attendre à plus tard, pour que leur relation s'enforcisse encore plus - quoique, elle l'était déjà : forte. Enfin, la mère de celle-ci était sortie pour la nuit, Annissa invita Georg à dormir. Cependant, ce soir n'était pas encore le grand soir. Georg s'était assoupis sur son lit vers 23h, il était vané. Annissa profita donc de ce petit moment de solitude pour aller consulter ses mails. Dans sa boîte de réception y attendaient deux messages de la part de la même personne. Elle espérait vraiment que l'auteure de ces messages soit celle-ci. Elle les lût, puis répondit sans perdre un instant.

« Coucou, chère amie !
Oh ! Je suis tellement désolée d'avoir mit autant de temps pour te répondre ! Surtout que, ces temps-ci, tu sembles avoir besoin d'en parler...! Enfin, tu m'avais posé cette question ''Je ne sais pas si tu as déjà vécu ça ?''. En fait, non, jamais. Je suis plutôt timide à la base, mais étrangement, il est rare que je bogue quand les personnes m'adressent la parole. D'accord, je ne ferais peut-être pas les premier pas, mais je lui répondrerais avec aisance. Par contre, je ne sais pas.. peut-être qu'étant dans la même situation que toi, je figerais devant ce garçon aussi. Et moi, ce que j'en pense c'est que quand le moment sera venu, tu pourras lui parler à cet inconu qui te fait tant chavirer ! Tu verras. Quand tu seras prête. Rien ne presse, aborde le quand tu le pourras. Et ne te décourage surtout pas ! Bon... j'espère que mes conseils improvisés vont pouvoir t'aider d'une quelquonque manière ! Et sache que je te souhaite tout ce qu'il y a de mieux, et que moi aussi, je souhaite qu'un jour on se rencontre. Sauf que tu ne crois pas que ça pourrait détruire toute cette confiance ? Je sais pas, j'ai un peu peur aussi de te renconter, j'ai une image de toi que je souhaite garder... mais au fond, j'admet qu'un jour j'aimerais énormément. Je te dois tellement beaucoup. Tu es ma confidente, tu m'es chère malgré tout.

Énoooooooooooorme bisoux, Hope77 ( pseudo qui pourrait bien te représenter aussi ;-) ) »

Sur ces mots, Annissa éteignit son ordinateur et se coucha contre son amoureux. Celui-ci, avait encore les yeux fermés, mais était réveillé. Il l'enlaça, et posa son menton contre le coup de sa petite-amie - qui selon lui était la plus belle fille de toutes. Il posa ses lèvres sur le bord de son menton, pour ensuite lui souffler un tendre « Bonne nuit, ma puce » puis ferma à nouveau les yeux.


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Bonjour tout le monde :D ! Alors, dites-nous, comment avez-vous trouvé ce deuxième chapitre ? :) Dites-nous TOUT ! Nous avons immensément besoin de vos opinions. Commentez, dites-nous sincèrement ce que vous en pensez. N'importe quel avis est important pour nous ! En espérant vous revoir pour les suites.. =D

Énorme bisoux,
Myriam et Patricia.

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 12:46

Modifié le mercredi 30 juillet 2008 21:55

Troisième chapitre++++ Und dann fliegen wir weit weg von hier.

  Troisième chapitre++++ Und dann fliegen wir weit weg von hier.
Annissa avait reçu de la part de son copin un réveil des plus motivant. Elle a ouvert les yeux, et a constaté que Georg la fixait droit dans les yeux, la regardant dormir. Il ne se doutait sans doute pas qu'elle se réveillerait, car dès qu'elle avait ouvert un premier oeil, un sourir s'était esquicé sur son visage.

- Coucou toi, murmura-t-il joyeusement, en caressant la joue de sa petite amie.
- Oh ! Tu parles d'un joli réveil ! lança Annissa, encore à moitié endormie. Est-ce que j'ai droit au petit-déjeûné au lit avec ça ?

Georg retira sa main, puis s'appuya sur son coude pour s'élever du matelas.

- Tu es capricieuse même dix secondes après t'être réveillée ! blagua-t-il, une mine sarcastique au visage.
- Ouais j'suis comme ça moi ! répondit-elle, même si j'ai tout ce que je veux pour être heureuse, je veux plus.

Sur ces paroles, elle se mit à égalité de son amoureux, puis d'un geste soudain approcha son visage du sien. Leurs lèvres se plaquèrent avec une grande intensité. Annissa avait posé sa main sur le torse du jeune homme, et celui-ci lui tenait fermemant la hanche. Deux sourirs se mélangeaient à ce baiser, deux sourirs de bien-être. Puis, tout aussi soudainement qu'il avait commencé, il prit fin.

- Je mangerais bien des crêpes au Nutella..., dit Annissa en reculant sa tête juste assez pour faire face à son interlocuteur.
- Oh...si tu me prends pas les sentiments !

* * *


Le temps passa si vite, ils déjeunaient tranquilement, tous deux insouciants et endormis, quand Annissa remarqua l'heure.

- Georgg !! On va vraiment être en retard !
- Quoi ? dit-il en tournant la tête vers l'horloge de la cuisine. Ah seigneure !
- On a intérêt à se dépêcher !
- Oui, ca nous apprendra à nous lever si tard...
- Ha ! ha ! Je prend la douche la première, lança Annissa en courant vers les escaliers.
- Non ! non ! NOoooooooonn !

Trop tard, sa petite amie venait de monopoliser la salle de bain en riant aux éclats. En rentrant dans sa douche, Annissa eu une soudaine douleur qui la stoppa net dans tous mouvements.

- Ouch , chuchota-t-elle.

La douleur ne dura qu'un instant et elle ne s'en inquiéta pas plus. Une fois sortie, elle se regarda brièvement dans le miroir. De légères cernes semblaient se former sous ses yeux et quelques échymoses apparaissaient sur ses hanches.

- Mais...ça vient d'où tout ça..., murmura-t-elle, à peine audible en fixant les bleus sur son corps.

Puis, elle se dit qu'elle s'était probablement cogné par mégarde sur le coin d'un bureau, ou encore avait-elle dormit sur quelque chose de dûre ? Elle ne s'attarda pas à ces ''blessures'' et enroula une serviette autours d'elle. Elle ne voulait pas faire attendre Georg, qui devait lui aussi prendre un douche avant d'aller en cours.

* * *


C'était décidé, ce matin, coute que coute elle allait lui parler. Kayla s'était arrangé pour être le plus à son avantage et aujoud'hui elle n'allait pas éviter son regard. Elle voulait son attention, elle voulait qu'il la remarque autrement qu'en simple étudiante populaire. Elle voulait le connaître. Rien à foutre qu'il est déjà une petite amie, rien à foutre. Rien ne pressait comme lui avait dit sa correspondante, mais elle voulait au moins faire une étape. Ne serait-ce que de lui parler un tout petit peu, juste de dépasser le stade du « salut ». Elle se sentait prête.

Pour ce, elle était arrivé plus tôt au lycée, de bonne humeure. Elle le cherchait, il ne semblait pas encore arrivée. Kayla croisa son meilleur ami, Gustav et lui demanda :

- Hey Gustav, est-ce que Georg est arrivé ?

Tout de suite elle se rendit compte de l'insubtilité de sa demande et rajouta :

- J'ai... j'ai quelque chose à lui dire.
- Non, je crois bien qu'il arrivera en retard, il a passé la nuit chez Annissa, dit-il sourire aux coins des lèvres.

Kayla sentit le rouge lui montée aux oreilles. Jalousie, colère, haine lui transperçaient tous en même temps le coeur. Annissa... cette fille si innofensive, si douce, si parfaite. Personne ne pouvait détester une fille comme elle, pourtant Kayla le faisait. Par simple jalousie, elle détestait une fille qui ne le méritait pas. À la place, elle aurait du l'admirer d'avoir su, elle, conquérir le coeur de Georg. Non, Kayla était tombé si bas, qu'elle en était incapable.

- Ah, merci bien Gustav, dit Kayla, contrôlant ses émotions du mieux qu'elle pouvait en affichant un sourire forcée sur ses lèvres. On se voit plus tard, en cours de math !
- Ouais ! Les maths.. que de plaisir! ironisa ce dernier.
- Ha ! Ha ! ria Kayla d'un rire aussi forcé que son sourire. Bye !

Elle tourna les talons, ruant de rage, vers le casier de Marylin. Peut-être que celle-ci saurait faire descendre la fureur qui fulminait à l'intérieur de Kayla. Après avoir tourné à droite et à gaucher dans les corridors peinds d'un jaune qui rendait les élèves malades, l'adolescente arriva devant le casier de son amie. Un casier désert, par la même occasion. Tout le monde avait donc décidé d'arriver en retard en même temps ? Cette pensée enrageait Kayla. Cette coïncidence la rendait encore plus découragée. Elle en voulait à tout le monde, à cet instant. Mais surtout à elle-même. La seule fois en quatres mois qu'elle trouvait le courage de lui adresser la parole, il était absent. Par contre, elle espérait vraiment qu'il arrive plus tard, car malgré tout, elle n'avait pas perdu son élant de motivation.

Elle tournait en rond, saluait quelque passant - sans leur offrir le moindre intérêt - et essayait, en vain, de trouver LE trouver. La cloche avait sonnée, et elle devait s'en aller au premier cours de sa journée qui avait si tristement commencé. Elle regarda son horraire. Peut-être, si dieu avait écouter ses prières - et non tous les juerons et les méchancetés qu'elle avait pensé -, elle aurait un cours avec Georg. En ouvrant sa porte de casier, elle ferma les yeux et inspira un bon coup. Soudain, en les ouvrant, elle vit qu'elle commençait en anglais pour ensuite aller en math. Deux cours consécutifs avec lui ! Elle prit donc toutes les affaires qui lui étaient nécessaires, puis partit - presque en gambadant - à son cours.

Le cours venait de commencé, tout le monde était assis à sa place. Tout le monde sauf lui. Kayla allait bien devenir folle avant la fin de cette journée merdique ! Le cours s'annonçait pire que tous les autres qu'elle avait vécu. Enfin, c'est ce qu'elle pensait avant qu'un très bonne surprise j'ahisse dans la porte vitrée de la classe. Georg était là. En retard, mais il était là. Une sensation étrange s'épris de l'abdomen de Kayla à la seconde même où il entra dans la pièce. Une chaleur étrange flottait dans l'air.

Le cours était à l'évidence très long, mais Kayla avait trouvé un passe-temps assez plaisant pour que le tout soit un peu moins ennuyant. Georg étant assis en diagonal de celle-ci, elle pouvait le regarder sans avoir peur qu'il l'apperçoive. Mais en même temps, cette position n'était pas très efficace pour garder une bonne moyenne en anglais...mais ce n'était pas grave - selon elle. Il y avait des choses plus importantes que les cours - selon elle, encore une fois - et surtout, l'anglais, ça ne servait pas à grand chose - toujours selon elle.
La fin du cours était arrivé, et tous les élèves sortaient de la classe à la hâte. Kayla avait des papillons dans le ventre, elle était morte de stresse.

Elle s'organisa pour sortir en même temps que lui et s'en félicita lorsqu'elle fut à ses côtés. Elle lança d'un ton qui se voulait le plus naturel possible :

- Mon dieu, mais quel cours ennuyeux.
- Ha ! Ha ! ouais ! Et puis déjà que moi et l'anglais ça fais deux.
- Pareil pour moi ria Kayla.

Elle trouva immédiatement que son rire sonnait faux et en eu honte. Résultat, elle rougit, elle se sentait devenir rouge et détourna la tête un instant pour se donner le temps de retrouver son teint naturel.

- Et puis on a quoi après ? demanda-t-elle, sachant déjà la réponse.
- Math !
- Ah ... les maths... je les aime tellement ces maths , dit-elle sarcastique.

« Ça y'est, il va être persuadée que je suis une vraie de vraie cruche » regretta Kayla intérieurement.

Il n'eut pas le temps de dire quelques choses que sa petite amie surgit, frustrant par la même occasion une Kayla déterminée.

- Bonjour ! lança cette dernière d'un ton joyeux.
- Salut ma puce, dit Georg en l'embrassant.
- Salut ... Annissa.

Kayla sourit du mieux qu'elle pouvait et Annissa lui rendit son sourire radieux.

- Vous êtes tellement migons vous deux, ça n'a aucun sens ! dit Kayla, plus pour faire la conversation que parce qu'elle le pensait.
- Merci , répondit Annissa les yeux dans ceux de son petit ami avant de les tourner vers son interlocutrice. Je peux dire la même chose de toi et Josh...
- Humm... ça fait une éternité que lui et moi c'est terminée.

« Et ce parce que j'en ai toujours aimé un autre » soupira Kayla.

- Oh ! Je suis tellement désolé, je suis trop en retard dans ce genre de chose, regretta Annissa, sincère.
- Ce n'est pas grave, assura l'autre avec un autre sourire. Bon, je vais vous laisser... Bye !
- Bye Kayla !

Elle partit, décu et heureuse à la fois. Déçu d'avoir parue autant idiote et heureuse de lui avoir parlé, même aussi peu. Un autre sentiment se mêla en elle quand elle revit dans sa tête le sourire angélique d'Annissa. Elle se haissait presque d'être amoureuse du petit ami de cette dernière en même temps qu'elle jalousait Annissa d'être dans ses bras.

De leur côté, Annissa et Georg discutaient de tout et de rien, marchant côte à côte, quand Annissa s'arrêta un peu pour tousser légèrement.

- Anni.. tu vas bien ? Tu sembles tellement peu en forme, dit soudainement Georg, inquiet.
- Je me sens bien, enfin.. pas vraiment... mais ça va passer je t'assure.

Elle se remit à tousser et Georg l'attira doucement vers lui pour lui prendre le menton, doucement et l'obliger à le regarder.

- Tu es toutes blême aujourd'hui. Je crois que tu devrais rentrer... d'après moi tu couves un rhume.
- Je te dis que ca va passer Georg, ne t'en fais pas, dit-elle d'un ton sec en s'écartant. Pas besoin que tu m'examines non plus.
- D'accord, répondit-il, piteux.

Le son peu agréable de la cloche retentit dans les couloirs. Annissa regarda son petit ami et retrouva son sourire pour l'embrasser sur la joue.

- J'avoue que j'aime que tu t'inquiètes pour moi, on se voit tentôt.

Elle tourna les talons, laissant son petit-ami en plan de le corridor. Elle s'en allait en art, ce qui faisait son bonheur. Elle s'en allant fièrement vers sa case, pris son calepin à dessins et ses crayons, puis se dirigea vers son local respectif en compagnie de Lauren, sa voisine de casier, qui est par la même occasion assise à côté d'elle, à la table 7. Elles s'assoyèrent toutes les deux à leur place, juste à temps pour commencer le cours. Après certaine directive de l'enseingant, celles-ci se mirent au travail, tout en discutant.

- Dit Anni, lança Lauren. Il est pour quand le devoir de littérature ?
- Demain, je crois ..., répondit Annissa, en se caressant l'abdomen.
- La vache ! J'ai toujours pas commencé !
- Tu devrais t'y mettre, sinon Madame Rudman se gênera pas pour te coller la honte devant la classe comme elle l'a fait avec Jason. Le pauvre, son orgueuil en a pris un coup ! rigola Anni.

En riant, elle fût prise par une toux torrentielle. Elle s'étouffait de plus belle, n'ayant presque plus d'air dans les poumons. Tout le monde se retourna vers elle, puis commença à la fixer avec de gros yeux. Le professeur, pris de panique, ordonna a un élève d'aller chercher l'infirmière. Mais, au moment même où il s'apprêtait à mettre le pied hors de la classe, Annissa lança, à bout de souffle :

- Non ! C'est pas la peine ... ça va.
- Voudrait mieux ne pas prendre de chances, Annissa.
- Je vous dis que je vais bien, monsieur ! Ça va. Je me suis étouffé avec ma salive, ça arrive, je suis en vis, cessez de vous inquitez !

Surpris par le ton sévère qu'avait pris son élève, l'enseignant resta baba quelques secondes, puis ordonna à tout le monde de se resseoir, y compris Annissa. Celle-ci savait éperdument que la salive n'était pas l'objet de sa toux. Elle couvait un rhume, chose certaine.

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Bonjour ! Voilà notre chapitre trois. Toujours autant de plaisir à écrire cette histoire et autant de plaisir à vous la faire lire. On espère que vous l'aimez. Si oui ou non, faites le nous savoir ! On aimerait vraiment avoir vos avis les plus sincères et constructifs :] Ca nous aide tellemement à continuer.
Un énorme merci à vous, fidèles lectrices <3

Bisoux,
Patricia et Myriam.

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 13:43

Modifié le dimanche 03 août 2008 00:30